jeudi 30 octobre 2008
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste, au sujet de la loi SRU
Au moment où nos concitoyens voient simultanément leur pouvoir d'achat baisser et leurs difficultés à se loger s'aggraver, on ne pourrait imaginer pire signal qu'une telle altération de la loi SRU, qui reviendrait de fait à une amnistie des communes qui bafouent sciemment la loi depuis des années.
Nous demandons au gouvernement de s'engager clairement à ne pas modifier l'obligation de construction de 20% de logements sociaux, sans quoi la ségrégation sociale et spatiale entre riches et pauvres empirera encore.
Pour que les enfants de sans-papiers ne deviennent pas des « sans-écoles ».
Alors qu’elle venait inscrire son enfant à l’école, elle a été « signalée » aux services de police en tant que clandestine. Cette triste histoire appelle plusieurs éclaircissements.
Tout d’abord il faut rappeler que l’inscription à l’école n’est en aucun cas conditionnée par la situation administrative des parents. Autrement dit un enfant dont le père ou la mère résident clandestinement sur le territoire ne peut être privé d’école. Car l’école et l’enseignement relèvent de droits fondamentaux, elles sont un engagement que la République prend à l’égard de tous ceux qui vivent sur son territoire, clandestinement ou pas. En leur interdisant l’accès à l’école, on rend les enfants coupables d’une situation dont les parents et dans une certaine mesure l’Etat sont responsables. En quoi ces écoliers gênent-t-ils la République ? Certains semblent avoir oublié que la France est signataire du pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels qui institue le droit à l’éducation par exemple.
Par ailleurs que dirons-nous à ces élèves si un jour leurs parents acquièrent la nationalité française ? On les aura privés pendant plusieurs années d’une instruction nécessaire. Et imaginons même que leurs parents ne soient pas régularisés, les écoliers seront reconnaissants envers l’école de la République de les avoir accueillis généreusement et de leur avoir appris à lire et écrire.
Par ailleurs, comment comprendre cette démarche de « signalement » autrement que comme de la délation pure et simple. Le maire du Vème arrondissement devrait avoir honte de soutenir de telles méthodes. Que signifie cette nouvelle forme de chasse au clandestin dont l’appât serait l’école ? A quand la traque par des policiers à la sortie des écoles maternelles ? Dans la même logique on peut imaginer des contrôles d’identité dans les cours d’école ou dans les salles de classe. Jean Tiberi se trompe lourdement en considérant que les administrations municipales seraient dans l’obligation de « signaler » aux autorités policières toute démarche d’un clandestin. Pour le moment les agents municipaux ne sont pas encore des troupes auxiliaires de la police des frontières. Le fonctionnaire zélé qui s’est livré à cette délation a remis au goût du jour le « crime de bureau ». Il ne doit pas être bien fier aujourd’hui quand il se regarde dans un miroir.
JD
lundi 27 octobre 2008
vendredi 24 octobre 2008
Nicolas Sarkozy sacrifie quelques têtes pour préserver l'essentiel
"Pour l'instant, (le chef de l'Etat) sacrifie quelques têtes pour mieux préserver l'essentiel. Nicolas Sarkozy reste un homme de droite. On va le voir. Il n'a pas sacrifié le paquet fiscal, par exemple", a déclaré le porte-parole du PS sur France 24.
Selon Julien Dray, "la tentation aujourd'hui va être de désigner des bouc-émissaires (.....) qui, souvent, étaient d'ailleurs les amis de ceux qui sont en place"". Il a cité le président démissionnaire des Caisses d'Epargne, Charles Milhaud, "un UMP" qui "siège au conseil municipal de Marseille".
Le député de l'Essonne défend d'autre part, pour le PS, "un réformisme conquérant". "Si nous sommes réformistes, cela ne veut pas dire que nous sommes pour un réformisme mollasson. Nous sommes pour un réformisme conquérant, (...) ambitieux", affirme-t-il.
S'agissant du congrès du PS le mois prochain, Julien Dray se dépeint d'autre part comme "un chef d'équipe pour une synthèse entre socialistes "qu'il va falloir faire".
mardi 21 octobre 2008
AFP / Des proches de Royal dénoncent le "complot" anti-Royal et font applaudir DSK
Des dirigeants du PS proches de Ségolène Royal ont stigmatisé lundi à Argenteuil (Val-d'Oise) le "petit complot" de ceux qui ont conçu le calendrier électoral du PS pour écarter Mme Royal de la tête du parti et ont fait applaudir Dominique Strauss-Kahn, dans son ancien fief.
Julien Dray, député de l'Essonne, a stigmatisé "la petite cuisine" de "ceux qui ont mis en place le calendrier électoral du PS". Ce "petit complot de ceux qui préparaient un passage de témoin entre amis" n'avait "qu'un but: mettre à l'écart la candidate à l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.
Le député concluait devant près de 150 militants, une réunion de présentation de la motion de Ségolène Royal pour le congrès de Reims, qui a vu défiler derrière le pupitre les députés Manuel Valls, Aurélie Filippetti et le sénateur-maire de Dijon François Rebsamen, numéro deux du PS.
"Il nous faut rebâtir une vision du monde avec des propositions crédibles, concrètes, pour être en phase avec la société", a déclaré Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne), qui souhaite s'inspirer "de ce qui a marché pendant la présidentielle pour ouvrir les portes et les fenêtres" du parti.
Au cours de son allocution, l'élu a rendu hommage à l'ancien député-maire de Sarcelles, Dominique Strauss-Kahn, patron du fonds monétaire international (FMI) mis en cause dans le cadre d'une affaire de favoritisme supposé.
"Laissez-moi avoir une pensée pour un camarade, un ami, élu pendant des années dans ce département, qui est un homme d'Etat qui a une tâche difficile aujourd'hui: Dominique Strauss-Kahn qui mérite notre soutien. Applaudissez-le", a lancé Manuel Valls aux militants.
lundi 20 octobre 2008
communiqué de presse de Julien Dray, porte parole du parti socialiste
PARIS, 19 octobre 2008 (AFP) -
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a jugé dimanche que "l'inhumanité commence à se banaliser", après l'immolation samedi d'une femme, devant la maison d'arrêt du Mans où son compagnon immigré sans papiers était incarcéré."Avec la politique actuellement menée par le gouvernement à ce sujet, les drames n'empêchent pas que d'autres drames se produisent", a écrit M. Dray dans un communiqué reçu dimanche."L'inhumanité commence à se banaliser et à s'installer comme quelque chose de régulier. Cela suffit : on ne peut plus continuer comme ça", ajoute le député socialiste.La femme est décédée dimanche matin après s'être immolée par le feu samedi devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe) en présence de journalistes, pour protester contre l'expulsion de son compagnon sans-papiers menacé d'expulsion vers l'Arménie.
dimanche 19 octobre 2008
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
samedi 18 octobre 2008
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
mercredi 15 octobre 2008
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
Plan d'urgence : Dray justifie l'abstention du PS et critique Valls
"L'abstention c'est une position, c'est dire : +nous ne nous opposons pas à ce que fait le gouvernement sur le plan du crédit, mais pour nous c'est insuffisant+", a expliqué M. Dray sur i-Télé.
"On n'est pas obligés de dire oui à tout", a-t-il ajouté, jugeant que si les responsables de l'exécutif "recherchent tant l'unanimité" c'est "parce qu'ils veulent être amnistiés (...) de tout ce qui s'est passé auparavant".
Il a critiqué ceux qui, comme Manuel Valls, "s'ingénient" pour des questions "d'ego personnel" à "dénaturer" les positions du PS. Manuel Valls, député de l'Essonne, pouvait "dire qu'il n'était pas d'accord, il n'était pas obligé de dire que ceux qui ne sont pas d'accord avec lui ne sont pas des hommes d'Etat", a déclaré le candidat à la direction du PS.
"Alors c'est quoi un homme d'Etat, c'est un homme qui se plie à la raison dominante? Moi je ne crois pas cela : ceux qui ont le plus marqué notre pays, ce sont ceux qui ne sont pas pliés à la raison dominante", a-t-il dit.
Mardi, M. Valls avait critiqué la décision du groupe socialiste de s'abstenir sur le plan d'urgence. "Je regrette que nous n'assumions pas totalement notre responsabilité de parti d'opposition mais qui doit gouverner. Il manque des hommes d'Etat aujourd'hui au Parti socialiste", avait déclaré le député-maire d'Evry.
Le congrès du PS.
Lundi 13 octobre 2008de 15h00 à 16h40
Avec Julien Dray, député PS de l´Essonne, signataire de la motion de Ségolène Royal et Gérard Collomb
Question de : Internaute
Ségolène ne devrait-elle pas quitter la politique pour le spectacle ? Qu´avez-vous pensé de son show au Zénith ?
Réponse : Bonjour à tou-te-s ! La poltique est une comédie vivante, donc il y a forcément une part de spectacle. Et notre vie à tous l´est aussi ...
Question de : Tobias
Le PS perd de la légitimité à sa gauche, au profit de la LCR. Elle en perd à sa droite, au profit du MoDem. Et je pense qu´avec sa mise à l´écart du PS, Mme Royal n´est pas indifférente à la mauvaise situation dans laquelle le PS se trouve. Je me doute que vous allez défendre Mme Royal, mais êtes vous au moins d´accords sur le constat concernant la LCR et le MoDem ?
Réponse : Je préviens tout de suite les internautes avec lesquels nous allons dialoguer : calmez-vous sur Ségolène Royal, sinon je vais être obligé de faire une défense "à l´italienne". Je me pose d´ailleurs la question depuis déjà un certain temps : pourquoi tant d´hostilité de la part de certains ? Pour le reste, pour ce qui est de la LCR, il va falloir qu´elle clarifie sa propre position sur l´exercice du pouvoir. Quant au MoDem, ma position est connue : s´il rompt avec la droite de façon claire et explicite, s´il sort de toutes ses ambigüités, alors tout est possible. Ce qui me permet de vous répondre, en défendant mon idée d´une grande coalition de transformation sociale arc-en-ciel.
Question de : Elsa
Bonjour Julien Dray. Je sais que vous citez Gramsci, pensant que la gauche doit gagner par les idées. Vous avez raison. Mais enfin...Mais enfin. On accuse le PS d´avoir un surmoi marxisant, qu´est-ce que ça veut dire à une époque ou l´on a tant dit "ne touchez pas au néolibéralime, sinon vous aurez le goulag" ? Je suis hors parti mais vote à gauche depuis toujours. En 1980, j´ai signé l´appel "pour l´union dans les luttes". Et maintenant, je souhaiterais que les partis progressistes (PS, PCF, Verts, MRC, PRG) dialoguent à nouveau. Car la gauche a gagné les municipales et les cantonales UNIE ET OFFENSIVE. Un renversement d´alliance ne donnerait que de la confusion et profiterait à la droite. Quant au Modem, il n´est pas clair, il est souvent allié avec la droite, il est composé de gens plutôt centre gauche mais aussi de gens centre droit. Qu´en dites-vous ? Je suis vieille gauche, gauche sociale, union de la gauche et oui ! Quant à la critique du libéralisme économique, la PS ne doit pas la perdre de vue et avoir des réponses claires à la cohorte d´injustices et d´absurdités que le néolibéralisme apporte. Qu´en dites-vous ? Quant à Ségolène Royal, elle apporte son charisme et sa volonté de reconquérir les classes populaires (et de secouer les oripeaux "gauche caviar" du PS). Mais elle ne garde pas la même idée pendant deux mois. Je vais vous contrarier mais je ne lui fait pas confiance. Mais qu´on se débarrasse de la pensée unique et de "le néolibéralisme, c´est la fin de l´histoire, c´est l´unique horizon" !!! Qu´en dites-vous ?
Réponse : Moi aussi je suis "vieille gauche", et d´ailleurs, par les temps qui courent, j´ai l´impression qu´on a pris un sacré coup de jeunesse ... D´ailleurs, si vous le souhaitez,je peux vous faire parvenir le texte que je viens d´écrire sur la crise économique actuelle, puisque mes amis du Nouvel Observateur ont oublié d´en parler ! Vous verrez que nous sommes largement en accord, par rapport à ce que vous dites ici.
Question de : Internaute
bonjour, segolene est pour moi la candidate naturelle des socialiste mais par pitié ne faite pas d´alliance avec bayrou..
Réponse : Echanger Bayrou contre la gauche, jamais. Mais permettre à des gens de rejoindre la gauche, pourquoi pas ? Pas de sectarisme.
Question de : Internaute
question mainte et mainte fois posé a quand un ps a gauche.... il vous faut récupérer les couches populaires sans faire d´angélisme comme par le passé...
Réponse : Angélisme sur quoi ? Un PS à gauche - si je suis Premier secrétaire, je pense que vous aurez la réponse à votre question ;-)
Question de : Internaute
une fusion hamon royale voila la solution julien.?
Réponse : Je pense qu´il faut arrêter de découper le PS en tranches de cake, et de faire le tri. Au sortir du congrès, j´aimerais que nous ayons au moins réglé cette question.
Question de : Internaute
JULIEN sans faire de langue de bois le problème de segolene c´est sa voix.... c´est dommage car elle incarne le renouveau et bien des gens sont agacé par ça
Réponse : Si le seul problème de Ségolène c´est sa voix, alors on est sur la bonne voie ! Mais je lui ferai bien entendu part de vos conseils.
Question de : Internaute
j´ai toujours voté ps je suis ouvrier je dois etre maso car je garde malgré tout l´espoir d´un ps vraiment a gauche avez vous conscience de l´enorme attente des gens vis a vis du ps qui a mo sens un rapport passioner avec les francais mais qui desole de son bazar incescent oui julien il ne suffirait pas de grand chose pour ramener la france d´en bas vers vous arreter de vous comporter comme des bobos donner l´exemple lorsque vous reviendrais au pouvoir ex sur les avantages de remuneration des deputés senateurs sur le cumul des mandats renover plus un plus juste repartition le capital et j´en passe merci
Réponse : Cumul des mandats d´accord, rémunération des parlementaires en revanche, attention à ne pas tomber dans le travers inverse. Les élus de la Nation ne sont pas des moines. D´autant que l´histoire nous a appris que les moines ne sont pas forcément plus vertueux ...
Question de : Internaute
Est ce que le PS va s´assumer de gauche ? Pourquoi les discours sont plus à gauche alors que les motions sont franchement droitières ? Par exemple, Ségolène Royal prône l´interdiction des licenciements, mesure que je n´ai pas vu dans le texte de motion.
Réponse : Ce n´est pas faux. Mais avouons-le : depuis 20 ans, le PS a été traversé lui aussi par l´idéologie dominante. Et parfois, il en a même été contaminé. C´est d´ailleurs pour cela que je suis prudent quand je vois ceux qui ont été ministres être si à gauche aujourd´hui.
Question de : Internaute
Quel avenir pour le PS ? alliance au centre et discours économique de Jean Peyrelevade ?
Réponse : Peyrelevade, ce n´est pas ma tasse de thé. Par ailleurs, cela fait six fois que je réponds à la même question : à croire que vous vous êtes donné le mot ! Mais si vous posez la question, c´est qu´il doit y avoir un problème. Je le redis donc : le PS doit être un parti populaire de masse, colonne vertébrale d´une coalition arc-en-ciel, avec un contrat commun de gouvernement et un candidat unique à l´élection présidentielle. Si vous voulez revoir tout ça dans le détail, lisez "Et Maintenant" !
Question de : Internaute
Vous allez récupérer la fédération de l´Essonne ?
Réponse : Voilà une question qui me semble bien impertinente ! Je n´en sais rien : c´est aux militants d´en décider. Mais ce n´est pas une revanche.
Question de : Internaute
Bonjour, Pendant le débat de l´entre-deux tour, Sarkozy avait promis d´augmenter de 25% les petites retraites grâce à la réforme des régimes spéciaux. A cet instant, j´ai pensé que l´élection était perdue pour lui : la candidate du PS ne manquerait pas de lui rétorquer que les régimes spéciaux ne représentant que 5 ou 6% des retraites, une telle réforme ne pourrait financer l´augmentation promise, laquelle relevait donc du mensonge pur et simple. Elle n´en a rien fait. Sarkozy a donc empoché les suffrages des retraités modestes et gagné ainsi l´élection en raison de leur poids démographique. Pourquoi Royal a-t´elle laissé gagner Sarkozy ?
Réponse : Vous pensez sérieusement qu´elle l´a laissé gagner ? Mais je suis d´accord, il y a beaucoup à dire sur ce débat, même si d´après moi les dés étaient jetés au soir du premier tour. Il faut dire qu´une partie de la gauche ne nous avait pas facilité la tâche. Sur le fond de votre remarque sur les retraites, vous avez peut-être raison, mais ça ne m´avait pas marqué. Et je ne suis pas sûr que tout se soit joué sur cette seule question.
Question de : Internaute
La motion que vous défendez parle d´un service national civique obligatoire. Est-ce sérieux ? Si oui, avez-vous réfléchi aux multiples difficultés que poserait la mise en place d´un tel service ?
Réponse : Oui, c´est une proposition ancienne, qui a donné lieu à beaucoup de réflexions de notre part, et que je revendique. Tout ça peut être modulé, sur le temps, le rythme, etc.
Question de : Internaute
Bonjour, Quel est l´objectif du congrés, trouver le futur candidat aux présidentielles ou bien se soucier des problèmes des français en proposant un programme de gouvernement crédible qui permettrait de supprimer le chômage, la dette et d´augmenter le pouvoir d´achat sans augmenter la pression fiscale.
Réponse : Ni l´un ni l´autre. Créer les conditions d´une direction avec une feuille de route pour préparer l´écriture du projet présidentiel, et renforcer le parti.
Question de : Internaute
Bonjour, Vous n´étiez pas à Bercy, vous n´aimez pas le show-bizz ?
Réponse : A Bercy ou au Zénith ? A Bercy, c´est sûr que je n´y étais pas, même si j´aurais bien aimé voir Stevie Wonder ... Quant au Zénith, ne venez pas me demander de critiquer le mélange chanson-politique : ça a toujours existé, et c´est plutôt sympa.
Question de : Internaute
Bonjour, Le mur de Berlin est tombé avec le socialisme, et le capitalisme fait la même chose actuellement. La france avait un pied de chaque côté et on ne voit dans aucun parti une solution à nos problèmes. Faut-il supprimer la politique ?
Réponse : Pour la remplacer par quoi : le marché ? Dans les heures qui viennent de s´écouler, heureusement qu´il y avait la politique, quelles que soient les réserves que vous pouvez avoir à son égard.
Question de : David Chiron Nice
Pensez-vous que le sens du spectacle de Segolene soit un plus pour le PS ?
Réponse : Je trouve juste la phrase qui est dans le Libération d´aujourd´hui. Ségolène est comme les films de Rohmer : les gens qui l´aiment le font sans compter, et ceux qui ne l´aiment pas la trouvent insupportable.
Question de : David Chiron Nice
Quel role joue G. Collomb dans cette affaire ?
Réponse : Premier signataire de la motion ! Et ce n´est pas rien, vu que moi je ne suis que 17ème.
Question de : Internaute
Différences essentielles entre les motions de Ségolène ROYAL, Bertrand DELANOE et Martine AUBRY ?
Réponse : Donnez-moi votre mail, je vous enverrai les argumentaires ... Mais je vous le promets : il y en a. Mon sentiment reste que malgré tout, on doit arriver à trouver plus de points communs que de différences.
Question de : Internaute
bravo sego! bravo julien!
Réponse : Merci ! Et bravo à vous
Question de : jean-louis
Bonjour, Avec qui seriez-vous prêt à gouverner? Le PC? Les Verts? Le Modem? Besancenot? Jean-Louis (Paris).
Réponse : Tout le monde. Je suis œcuménique.
Question de : rosa_officinalis
En tant que dirigeant du Parti socialiste, que pensez vous du livre <<>> de Marylise Lebranchu, Gwenegan Bui et Serge Bossini ?
Réponse : Un livre, ou sa contribution ? Si c´est la deuxième solution, la sienne fait partie des contributions intéressantes et utiles, même si je l´avoue, elle ne m´a pas laissé un souvenir inoubliable.
Question de : Yannick Comenge
Comment expliquez vous la campagne de dénigrement massive et particulierement violente qui est orchestrée contre Ségolène Royal depuis plusieurs semaines? On va meme critiquer jusqu´à l´organisation d´une réunion participative récente qui pour une fois permettait de faire rencontrer culture, politique et citoyens... Certains vont jusqu´à présenter la dynamique Royal comme un édifice médiatique digne d´une secte... j´ai du mal à croire que Gerard Collomb, Rebsamen et vous-meme puissiez soutenir une mouvance qui puisse etre "sectaire"... Que repondez vous à ces attaques indignes d´une démocratie de gauche?
Réponse : C´est bien vu sur le fait que je n´appartienne pas à une secte. Pour le reste, j´ai l´habitude de ces campagnes de dénigrement, surtout à la veille d´échéances politiques importantes.
Question de : Internaute
Il serait temps que le PS devienne crédible : nous sommes attérés en voyant vos comportements...Tout notre quartier votera Besancenot ,si vous ne réglez pas ,rapidement ,vos problèmes . R.Amiot
Réponse : Si vous ne l´avez pas remarqué, je travaille à vous éviter d´avoir à voter Besancenot. Mais si vous voulez m´aider en adhérant au Parti socialiste, ça sera encore plus simple.
Question de : Internaute
Monsieur Julien Dray ..... QUAND les Socialistes prendront ils ENFIN en compte le fait CAPITAL que Ségolène Royal, malgré les COUPS BAS du PS, a obtenu 17 millions de voix à la Présidentielle. Comment un parti Démocratique peut il faire fi de cette manière à cette Constatation. Je vous félicite, avec beaucoup d´autres, d´être retourné dans le "Giron" de Ségolène, MAIS il faut faire BLOC avec ceux qui la défendent et tourner le dos à ceux qui l´ont empéché de GAGNER les élections. NOUS EN AVONS MARRE de voir les vieilles "barbes" du Parti continuer à s´accrocher aux Branches. VIREZ les. Merci ; Jean Claude Michelet Villars Heyssier 04370 BEAUVEZER
Réponse : Je ne suis pas pour "virer" les gens. Mais il est vrai qu´il y a besoin d´air frais.
Question de : Internaute
Quand on signe une motion qui regroupe plusieurs contributions et qui consacre largement une place à la crise financière ( je l´ai lue entièrement), je suis très étonné de voir des sons de cloche différent de la part de ces signataires. Au lieu d´êtres solidaires et de défendre la dite motion par rapport aux autres et d´éclairer les militants sur les refondations indispensables à réaliser, on continue à ouvrir des débats inutiles. Lamentable. Un militant qui veut que le PS se rénove véritablement.
Réponse : Merci de vos commentaires intelligents. Quand j´étais jeune, j´avais appris le "centralisme démocratique" ; je reconnais que j´ai appris, depuis, à m´en émanciper. Si c´est à Malek Boutih que vous faites référence, il a posé une question, c´est son droit, elle n´était pas stupide et elle va sans doute obliger tout le monde à parler plus de la situation économique actuelle.
Question de : Internaute
Si l´Homme est le produit de la Société,ne devons-nous pas appliquer à notre Parti,ce que Mitterrand disait de son action/"Explorer,chercher,découvrir,aller au delà de ses limites pour que l´homme se libère,y compris de lui-même,est l´essence du Socialisme"Courage et AmitiésHenry DELISLE
Réponse : Au moins, je ne serai pas venu dans ce chat pour rien ! Vous avez de bonnes références.
Question de : Internaute
Bonjour. Vous avez été de ceux qui ont été plutot virulent à l´égard de Jack Lang après le vote de la fameuse réforme des institutions. Vous avez nottament déclaré : "Ce matin, beaucoup des militants socialistes, des gens de gauche, sont choqués, et je pense que d´ailleurs Jack Lang doit en tirer les conséquences". Etant militant socialiste, et pourtant pas adorateur de Lang pour un sou, je dois dire que ce qui m´a le plus choqué dans cette affaire (et je ne suis pas le seul), c´est l´acharnement des responsables du PS envers Lang, indépendamment de savoir s´il a effectivement eu raison ou non de voter "oui". S.Royal, dont vous signé la motion, est allé jusqu´à parler de "trahison", ce qui n´est pas très élegant venant de quelqu´un qui, peut-être quelques fois à raison, ne cesse de se victimiser et de dénoncer les coups bas dont elle serait la cible. Après ces remarques préliminaires, voici donc ma question, qui est, je l´admets, plûtot naive : un député de gauche doit-il voter contre ce qu´il juge être l´interêt géneral (indépendament de savoir s´il a raison ou tort), au nom de l´intérêt (supérieur?) du parti ? Cordialement, un militant soucieux de la liberté de penser.
Réponse : Non, mais en l´occurence cette réforme n´était pas une réforme de gauche.
Question de : Kosima
Bonjour Julien. Vous êtes un ancien de la LCR. Y avez-vous connu olivier Besancenot?
Réponse : Il n´a adhéré à la LCR qu´en 1989, je n´y étais plus à l´époque.
Question de : Lola
La barbiche redevient tendance au PS. Est-ce bon signe?
Réponse : Pour ma part, je l´ai rasée.
Question de : Delphine
Julien Dray, vous aimez les montres à complication. Sachant que les montres à complication restent d´une extrême précision pendant des décennies; et que la "maîtrise du temps" fait partie des fantasmes habituels des grands patrons et autres hommes de pouvoir, êtes-vous un futur grand patron ou un futur homme de pouvoir?
Réponse : L´avenir le dira. Mais je n´avais pas cette lecture-là de ma passion des montres.
Question de : Coralie
Bonjour mon cher Julien. Je suis une femme de 28 ans de l´ouest parisien et j´ai une réelle sensibilité de gauche. Je vous avoue que j´aimerai bien m´engager au PS mais je suis un peu rebutée par les images de divisions qu´il donne. Pouvez-vous essayer de me convaincre de rejoindre le PS?
Réponse : Je vous assure que le PS vaut plus que ces images : vous allez y trouver des militants sincères, dévoués. Et si vous voulez militer en Essonne avec moi pour faire une première expérience, vous serez la bienvenue !
Question de : Jean-Bernard
Pourquoi la police est-elle mal-aimée au PS?
Réponse : Ce n´est pas la police qui est mal-aimée. Beaucoup de policiers votent à gauche. C´est plutôt la politique de sécurité du gouvernement de droite qui est en cause.
Question de : Internaute
Bonjour Julien. Si tu es élu 1er secrétaire le siège du PS restera-t-il rue de Solferino ou le déménageras-tu (comme le veux M. Valls)? Bisous. Anaïs.
Réponse : Je n´y ai pas réfléchi.
Question de : Claudie.N
Vous êtes un salutaire iconoclaste, et en plus vous passez bien à la télé. Si vous ne devenez pas le patron du PS, rejoignez vous Nicolas Sarkozy dans l´intérêt général?
Réponse : Non, Georges Bush !
Question de : Internaute
Bonjour, Vous n´avez vraiment rien de mieux à faire que de gaspiller votre temps d´antenne et votre crédibilité avec une polémique à deux balles sur la date du Congrès ? C´est pour qu´on parle de vous alors que vous êtes relativement marginalisé parmi les soutiens de Royal? Ou c´est pour éviter de parler du fond? C´est parce que vous croyez vraiment que un mois plus tard la crise financière sera résolue? C´est parce que la droite du PS n´a rien à dire sur la crise financière? Continuez comme cela...
Réponse : Je suis marginalisé, malheureux, presque battu ... vous m´avez mis minable. Mais voyez-vous, le temps du stalinisme est fini. Je l´ai combattu quand j´étais jeune, et ce n´est pas maintenant que je vais arrêter. Si c´est pour vous une "politique à deux balles" que de dire que les socialistes doivent être à la hauteur de la crise économique, on ne doit pas avoir la même analyse de la valeur des choses. Si vous me donnez votre mail, je vous enverrai un excellent texte d´analyse sur la crise, sur lequel, je n´en doute pas, vous pourrez exercer votre intelligence pour me répondre !
Question de : Internaute
J´habite en Corrèze ou je fais partie du groupe Désirs d´avenir, autant dire que nous ne sommes pas majoritaire ici. Il me paraitrait donc d´autant plus nécessaire que l´un de vous vienne pour défendre la motion que nous défendons (d´autant plus que François s´est encore permis ce matin de tacler Ségolène Royal (par le mépris). Elle, comme vous tous qui défendez cette motion, a droit au respect et à l´écoute de ce que vous proposez;
Réponse : Moi je pensais qu´en Corrèze, le meilleur défenseur de Ségolène était François Hollande ... Mais il est vrai que je viendrai avec plaisir à un débat avec lui sur ses terres corréziennes.
Question de : Internaute
Vous qui avez signer la contribution Hollande, pourquoi signer l motion ROYAL - Collomb ?
Réponse : Parce que j´aurais souhaité qu´il y ait une motion commune entre Ségolène Royal et François Hollande, et que cela n´a pas été possible.
Question de : Internaute
Peut-on imaginer un tableau comparatif des motions afin de faire ressortir les avantages à voter pour la notre ?
Réponse : Oui, et d´ailleurs cela va être fait.
Question de : Internaute
"J´espère au moins que cette crise aura guéri Nicolas Sarkozy et de son admiration pour les crédits hypothécaires et de son admiration pour la retraite par capitalisation (...) à laquelle (il) rêvait" (Ségolène Royal, Europe-1) Une fois au pouvoir, ferez-vous modifier les règles de gestion du "Fonds de lissage" de la retraite CNAV, fonds qui a perdu 25% de sa valeur dans le krach ?
Réponse : On en n´a pas parlé assez dans la crise financière, mais preuve est désormais faite qu´un système par répartition est préférable à un système par capitalisation pour les retraites. Aux Etats-Unis, il faudra entre 18 et 24 mois de travail supplémentaire pour chaque individu pour compenser les pertes de la crise boursière pour sa retraite.
Question de : Internaute
Ne croyez-vous pas qu´il faudrait repousser le Congrès jusqu´à ce que l´on y voit plus clair sur la crise et les mesures décidées par l´UE et la France ? Par ailleurs ne pensez-vous pas que les motions devraient être toute revues pour traiter plus à fond les problèmes monétaires, bancaires et économiques apparus depuis leurs rédactions ?
Réponse : Si. Reporter le congrès, mon sentiment est qu´il est désormais trop tard pour le faire. Mais demander à chacun d´apporter ses réponses sur les problèmes que vous soulevez, et faire du congrès un grand moment de présentation des propositions des socialistes sur la crise, oui, absolument.
Question de : Internaute
Bonjour, Si vous aviez été aux affaires, qu´auriez-vous fait lors de cette crise financière ?
Réponse : Nous aurions attaqué plusieurs problèmes de front. Nous aurions demandé l´organisation d´une conférence monétaire internationale, pour apurer les créances douteuses ; organisé un système de garantie interbancaire, et constitué un fonds de garantie (géré par exemple par le FMI) ; et surtout, lancé un grand plan de relance adapté à l´échelle de chaque continent, avec notamment en France un grand emprunt.
Question de : Internaute
Ne faudrait-il pas modifier les statuts du PS qui organisent une parodie de démocratie et de fait créent des baronies? Ce sysème de motions est hypocrite et calamiteux. On fait semblant d´exposer des différences programmatiques mineures avec la prise du pouvoir en toile de fond. Le charisme et la capacité à amener le parti au succès sont les qualités clés. Le reste est accessoire.
Réponse : Que l´on puisse améliorer encore la démocratie interne au PS est une chose. Mais je ne pense pas comme vous que tout doive se résumer à la considération du "charisme" et des talents personnels des uns et des autres. Le système des motions, s´il est correctement utilisé, permet l´expression de différentes tendances idéologiques au sein du Parti. Et je crois que nous n´avons jamais eu autant besoin de concepts et d´idées !
Question de : Internaute
Bonjour monsieur Dray, Si le PS avait appelé à voter pour le NON au TCE,en indiquant être pour une Europe sociale,solidaire,écologique,et non pour une Europe marchande libérale,aujourd´hui vous auriez en main tous les atouts,pour rassembler à travers un projet crédible,qui préserve les acquis sociaux,les services publics,une très grande partie de toute la gauche, aujourd´hui malheureusement désunie,Quand pensez vous ? Merci pour votre réponse. Françis Melou,internaute.
Réponse : J´en pense que si le TCE, avec toutes ses imperfections, avait été adopté, nous ne serions pas dans l´impasse actuelle, où l´on voit bien le manque criant de solidarité et de coordination à la tête de l´Europe. Mais cela n´empêche pas qu´il faille travailler collectivement à dépasser la division entre "gauche du oui" et "gauche du non", au risque que toute la gauche aille au devant de graves ennuis dans un futur proche.
Question de : Internaute
Comment comptez vous incarner les valeurs progressistes de la gauche face au courant jospiniste "plus classique" incarné aujourd´hui par M. Delanoë ?
Réponse : C´est une assez bonne caractérisation des uns et des autres. Pour le "comment", on verra en fonction du vote des militants. Je n´ai pas de certitude en la matière, chacun fera valoir sa vision des choses.
Question de : Internaute
Bonjour Monsieur DRAY, êtes vous toujours candidat au poste de Premier secrétaire du PS ?
Réponse : Oui. Mais je ne serai le candidat de personne - ou plus exactement, je serai celui de tout le monde :-) Mon sentiment reste le même depuis le début : je pense qu´au sortir du vote des militants, il n´y aura malheureusement pas de majorité claire. Si c´est le cas, alors se posera la question de savoir s´il ne faut pas mettre en place une équipe, avec une feuille de route claire, et qui puisse rassembler tout le monde.
Question de : Internaute
Bonjour M. DRAY. Le PS a beau dire qu´avec la crise financière, on découvre combien ses valeurs sont à la fois pertinentes et d´actualité, peu de gens y croient et pour plusieurs raisons : 1 - Qu´a fait le PS quand il était au pouvoir pour limiter les dérives du capitalisme financier ? Pas grand chose, car il met au clou ses beaux principes dès qu´il est au pouvoir (exemple anecdotique mais exemple quand même : la fiscalité plutôt favorable sur les stocks-options a été mise au point par DSK et Laurent Fabius avant que celui-ci ne vire gaucho) 2 - On voit bien que le sujet qui intéresse vraiment au PS, c´est le congrès de Reims et le nom du prochain premier secrétaire. Dans ces conditions, le PS n´est-il pas condamné à rester longtemps encore un parti gestionnaire de collectivités locales et à occuper l´espace médiatique uniquement grâce aux guerres pichrocolines que se livrent ses dirigeants ? Très cordialement.
Réponse : C´est une analyse qui n´est pas totalement fausse, je le reconnais. Mais vous reconnaitrez aussi que quand il a fallu se battre contre cela, je l´ai fait - ce qui ne m´a pas valu à l´époque que des amis. Mais je pense que le moment est venu de tourner cette page - à la fois de cette dérive, et de ces querelles, car l´un va avec l´autre d´après moi.
Question de : Internaute
Vous êtes signataires de la motion de Ségolène Royal et pourtant vous avez déclaré être vous-même candidat au poste de 1er secrétaire, est-ce normal ?
Réponse : Oui, puisqu´elle-même a dit qu´elle n´était pas sure d´être candidate.
Question de : Internaute
Bonjour, pensez vous qu´il est souhaitable de faire une énième synthèse lors du prochain congrès et ne serait il pas mieux de construire un bloc majoritaire claire? Yann
Réponse : Qui mettez-vous dans votre bloc majoritaire "clair" ?
Question de : docteur dray
soyez dur avec la droite ! pourquoi n´avez pas posé de recours comme bayrou contre tapie dans l´affaire crdit lyonnais ? s´attaquer à tapie c´est s´attaquer à sarko ! pourquoi n´attaquez vous pas les sarkozystes ? pourquoi vous vous ne battez pas pied à pied contre l´inique Hortefeux ? il y a quelqu´un au ps ?
Réponse : Bonjour docteur ! Je passe, en gros, 13H sur 24 à faire mon rôle de député d´opposition, et à peu près 7 jours sur 7. Et je ne peux pas dire du matin au soir sur toutes les ondes "Sarko est un salaud" - à la fin, je pense que ça finirait par lasser. J´essaie donc de me comporter, comme mes camarades, en opposition intelligente, qui dénonce à la fois les politiques injustes, réactionnaires, et qui en même temps essaie de montrer qu´il y a d´autres solutions, plus juste socialement et plus respectueuses des personnes. Maintenant je vous accorde que sur la question de la politique migratoire, le parti socialiste n´est pas assez dans le combat, et dans la dénonciation de ce qui se traduit de plus en plus par des drames dans la vie de gens qui sont bien loin d´être des "profiteurs".
Question de : Internaute
Bonjour, j´ai 40 ans, j´ai très souvent suivi votre pensée, me sens très profondement de gauche, j´ai très jeune fleurté avec les votes écologistes, mais n´ai eu aucun doute à voter et encourager à voter pour Segolène au 1er tour, et continue à penser que j´avais raison. Pourtant à voir tous les déchirements et les déboires des socialistes, sûrement amplifiés à dessein par cetains medias, je ne cesse de me demander : qu´est-ce qui ne rend pas crédible le PS à mes yeux et à ceux de beaucoup de gens de gauche ? Pourquoi le PS n´a-t-il pas avalé le message écologique ? Pourquoi il semble évident de choisir une gestion de sa ville par la gauche et plus pour la France en général pour un vote national ? Vous manque-t-il des representants ayant plus de conviction ? L´organisation du Ps ne laisse-t-elle pas remonter les idées de la base, n´y a-t-il plus d´intellectuels qui y adhere ? Qu´est ce qui pour permettra de convaincre les gens de gauche de mieux considerer à nouveau le PS... etc comment soigner la crise de confiance en vous ? Allez bon courage et merci.
Réponse : Le problème de crédibilité renvoie à deux choses : des divisions qui créent la confusion, et un travail collectif pas assez développé, ni mis en avant. Tant que l´on n´aura pas résolu cela, tout le reste n´avancera pas. C´est ma conviction. Merci à toutes et à tous pour vos questions, et merci au nouvelobs.com de nous avoir accueilli. Si vous voulez mon petit texte sur l´économie que le Nouvel Obs n´a pas encore publié, envoyez-nous vos mails !
Le plan européen, «historique» pour l'UMP, «pas suffisant» selon le PS
«Le plan concerté qui va être mis en place dès demain dans toute l'Europe est un événement historique (…). C'est le résultat exceptionnel du travail opiniâtre de Nicolas Sarkozy, qui n'a cessé depuis le début de réunir chaque jour les moyens d'atteindre ce résultat», a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian en saluant «un grand succès diplomatique». «Il appartient aux Etats d'engager le rétablissement d'une confiance indispensable mise en péril aux Etats-Unis par les excès d'une dérégulation débridée», a-t-il ajouté dans un communiqué. "La réunion qui vient de se tenir à l'Elysée marque une nouvelle fois la réactivité de la France et de l'Europe qui montrent leur volonté de rétablir au plus vite la confiance», a renchéri Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP. «L'Europe tant décriée encore dans un passé récent pour son incapacité à apporter des réponses fortes et unitaires vient de démontrer de façon éclatante qu'une page venait de se tourner avec la crise. L'Europe relève la tête! Le plan européen est une arme efficace pour le retour de la confiance», a-t-il affirmé.
A l'inverse, Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé dimanche que, si les décisions annoncées dimanche étaient «nécessaires», elles ne sont «pas suffisantes». «La réunion du G-20 hier, comme celle de l'Eurogroupe aujourd'hui, n'ont pas apporté les éléments qui auraient permis de ramener la confiance face à l'ampleur de la crise», a indiqué le député de l'Essonne dans un communiqué. «Aucune garantie des crédits n'a été proposée pour les entreprises ou les particuliers», a souligné Dray. «La question d'un grand plan de relance, adossé à un emprunt ou à des grands travaux, ne semble pas avoir été abordée: elle est pourtant plus que jamais d'actualité», a-t-il également déploré.
Le député (app-PCF) de Seine-Saint-Denis Jean-Pierre Brard a de son côté jugé que «l'Eurogroupe s'enlise dans la crise». «On est à mille lieues d'un impulsion déterminée pour refonder le système financier international dans le cadre d'un nouveau Bretton Woods. La réunion de l'Eurogroupe a veillé à protéger les dogmes libéraux et à consolider un système qui a failli, sans prendre de mesures contre les prédateurs, ni remettre en cause la spéculation», a-t-il regretté.
Les 15 pays de la zone euro se sont mis d'accord dimanche sur un plan, avec une garantie des prêts interbancaires et un recours possible à une recapitalisation des banques.
Communiqué de Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste - Décisions de l'Eurogroupe : nécessaires mais pas suffisantes
La question d'un grand plan de relance, adossé à un emprunt ou à des grands travaux, ne semble pas avoir été abordée : elle est pourtant plus que jamais d'actualité.
samedi 11 octobre 2008
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
jeudi 9 octobre 2008
Julien Dray à l'émission "Questions d'info"
Julien Dray, porte-parole du PS, a jugé que le congrès socialiste de Reims ne pouvait rester "déconnecté" de la crise financière mondiale, estimant qu'il y avait là "un problème" que les responsables des motions et la direction devaient poser.
Au cours de l'émission "Questions d'info" (LCP/France Info/AFP), le député de l'Essonne et candidat au poste de Premier secrétaire a observé que les motions en lice "ont été écrites pour la plupart avant la crise financière". Or si cette crise, "comme le je le pense, débouche malheureusement sur une récession", susceptible de se muer "en dépression longue, il vaudrait mieux que ce congrès donne des éléments de pistes du PS pour atténuer" cette évolution, a préconisé M. Dray. "Donc il y a un problème par rapport au congrès. On ne peut pas avoir un congrès complètement déconnecté de la réalité", a-t-il insisté.
Julien Dray a aussi prédit que l'orthodoxie en matière de maîtrise des déficits publics allait voler en éclats. "Vous allez voir que ceux qui étaient les plus orthodoxes sur les déficits, dans quelques semaines, ça va aller très vite", vont "prendre les papiers et les déchirer", a-t-il assuré.
Pour écouter Julien Dray, cliquez ici
mercredi 8 octobre 2008
La fin des Vingt Perverses
Par Julien Dray
La crise financière, depuis le tour spectaculaire qu'elle a pris au mois de septembre, a donné lieu à un très grand nombre d'analyses convergeant toutes, par-delà la diversité des cheminements et des explications, vers une dénonciation de la finance, et de ses excès, comme seul grand coupable. Dans un étonnant consensus – impliquant des prises de parole à front renversé, comme celle de Nicolas Sarkozy, s'endormant un soir apôtre du libre-échange pour se réveiller le lendemain, à Toulon, prophète de la régulation – nombre de voix se sont élevées pour demander la tête des financiers, et réclamer le retour à « l'économie réelle », parée de toutes les vertus.
Cette vision ne nous satisfait pas. Elle a bien sûr sa part de vérité et même d'évidence – ces dernières semaines, les jonglages complexes des financiers autour des produits immobiliers, appâtés par l'argent facile et la carotte des primes et des bonus toujours plus élevés, ont été dûment décrits et analysés. Que la crise financière soit de la responsabilité de la finance est une lapalissade. Mais cela ne nous dit rien des conditions d'apparition précises de cette crise. Elle n'est pas apparue à n'importe quel endroit du système financier, ni à n'importe quel moment de son histoire. Son déclencheur a été la politique américaine du logement, menée par l'administration Bush depuis huit ans. Si nous voulons tirer toutes les leçons de cette crise, et l'utiliser pour remettre efficacement en cause le modèle économique que nous dénonçons, c'est par là que nous devons commencer notre analyse.
Que s'est-il donc passé en Amérique ?
Il y a deux façons de décrypter l'engrenage infernal des subprimes, ces crédits hypothécaires accordés avec largesse à des Américains sans ressources suffisantes, afin qu'ils puissent accéder à la propriété immobilière. La première est de pointer l'importance des bonifications financières qui étaient promises à tous les acteurs du système, depuis les prêteurs jusqu'aux traders de Wall Street, et qui les poussaient à accorder toujours plus de crédits. Cette lecture est évidemment à considérer. Mais elle n'explique pas la donnée culturelle, ou politique : pourquoi les Américains étaient-ils si nombreux à vouloir acheter une maison, y compris quand leurs moyens ne leur permettaient pas ?
C'est ce que permet d'expliquer une seconde lecture, considérant le fait que depuis son arrivée au pouvoir, l'administration Bush a mis en avant un des versants du rêve américain : celui du « tous propriétaires ». Message adressé avant tout aux classes populaires, celles-là mêmes qui avaient le plus de difficultés à accéder à la propriété, du fait d'une autre constante de la politique économique néoconservatrice : la généralisation du travail précaire. D'un côté, des Américains au travail, mais précarisés et insuffisamment payés ; de l'autre, une incitation permanente à l'accession à la propriété. Le développement de masse du crédit hypothécaire à risque est la solution imaginée à cette quadrature du cercle néolibérale.
Ce qui est en jeu dans cette exhortation à la propriété immobilière, n'est rien moins que la réorganisation de la société au profit des idéologues de la droite conservatrice. La droite a compris que pour devenir majoritaire électoralement, elle devait défaire le salariat comme condition sociale homogène, et sortir ainsi de l'opposition traditionnelle entre salariat et capital. Pour cela, il fallait le précariser, et réintroduire une distinction entre ceux qui possèdent et ceux qui n'ont rien. D'où l'octroi massif de crédits immobiliers. Nous savons aujourd'hui, par exemple, que l'administration américaine et la Maison Blanche ont exercé de façon continue des pressions très fortes sur Fannie Mae, géant du crédit hypothécaire, pour que l'entreprise accepte de plus en plus de crédits, de moins en moins sûrs.
L'accès facile au patrimoine immobilier fait de chaque Américain qui en bénéficie un capitaliste, même modeste. Il est alors plus enclin à soutenir les politiques de libéralisation et de défiscalisation de la droite républicaine, et à accepter l'affaiblissement de l'État et de ses politiques de solidarité sociale, censé frapper avant tout les « assistés ». Détenteurs de patrimoine contre salariés stricto sensu, travailleurs contre assistés, individualisation générale des rapports sociaux : la fragmentation des classes moyennes et populaires est en place.
Cette politique a été reprise en France par Nicolas Sarkozy, qui faisait de l'accession à la propriété pour tous une des quinze priorités de son programme présidentiel, qui voulait généraliser le crédit hypothécaire, et qui n'hésitait pas, durant ses meetings, à scander « endettez-vous ». Cette politique consiste au bout du compte à faire accepter une nouvelle façon de vivre (en tant que propriétaire, fût-ce par un financement artificiel et bancal), de travailler (de façon précaire) et de consommer (à crédit).
Bonnes et mauvaises leçons de la crise
Quatre lectures ont été développées ces dernières semaines :
· Le catastrophisme permettant l'appel à l'union nationale. Les ex-chantres de la finance dérégulée ont été parmi les plus rapides à pointer du doigt, avec véhémence, des coupables faciles et tout désignés – les professionnels de la finance, et autres « patrons voyous ». Habile façon de brouiller les responsabilités de fond, et d'éviter de rendre des comptes sur ce qui est le produit direct des erreurs des politiques nationales. Contre cette « catastrophe naturelle » venue de l'extérieur, l'ensemble des responsables politiques devraient faire front, accepter d'emblée le contenu des décisions gouvernementales sans adopter de lecture critique des événements, pour sauver le système et éviter que de cette crise naisse une récession économique dure et prolongée. Ce discours a été adopté, en France, par ceux-là mêmes qui sont complices de la dérégulation et donc de la crise : en premier lieu, Nicolas Sarkozy, pour éviter une confrontation avec l'opposition sur le bilan de son action et sur le projet pour notre pays.
Ces lectures pêchent les unes comme les autres par leur simplification – par-delà les imprécations contre de grandes entités (« la finance ») ou contre des coupables symboliques (Wall Street), aucune ne s'interroge sérieusement sur les conditions historiques, politiques et idéologiques de production de la crise. Les cadres dirigeants dont on aura obtenu la tête seront bien vite remplacés par d'autres. Les règles que l'on imposera au système seront vite dépassées ou contournées, si une volonté politique forte ne les contraint pas. Enfin, comment peut-on sérieusement distinguer et imaginer séparément finance et économie réelle – pour reprendre le mot de Galbraith, nulle muraille de Chine ne les sépare – alors que l'innovation dont se nourrit l'industrie nécessite des levées de fonds toujours plus importantes, celles-là mêmes qu'une finance efficace peut seule apporter ?
Reconstruire un projet économique et social de gauche
La situation économique actuelle est en fait le résultat de trois éléments distincts.
· Une crise financière qui appelle des changements draconiens des systèmes de régulation et de contrôle des marchés financiers. Si la communauté internationale n'est pas capable d'organiser rapidement une coordination économique efficace, alors nous courrons un risque très grave de retour des réflexes nationaux, et de repli des uns et des autres sur des positions protectionnistes. L'Irlande nous en donne un exemple avec sa protection unilatérale des usagers de ses banques.
· Une tendance économique lourde de fond, à savoir l'épuisement du cycle de croissance des vingt dernières années, qui reposait sur le triptyque marchés de masse (fournis par la mondialisation) – financements élevés (grâce à la croissance rapide de la finance) – innovation technologique. Cycle de croissance menacé par la crise du crédit et du financement, et par la crise énergétique qui se manifeste actuellement par la chèreté des produits, mais qui risque d'exploser à moyen terme, quand ces produits, de rares, deviendront tout simplement indisponibles (énergies fossiles).
· Une tendance économique et sociale politiquement orchestrée, à savoir la précarisation du salariat et la déconnexion du revenu et du salaire, au profit de revenus complémentaires à risque et individualisés (crédits, bonus ...). De ce détricotage de la condition salariale découlent une fragmentation du corps social, du sens collectif et une montée de l'individualisme. D'où le rejet des politiques de solidarité, la perte de sens de l'impôt comme instrument de justice et de répartition, et le discrédit porté sur les services publics, chacun n'étant plus renvoyé qu'à sa solitude et à son inquiétude face à l'avenir.
Nous devons donc bâtir un projet économique et social qui soit à même de répondre conjointement à ces trois tendances, en créant un nouveau cycle de croissance vertueux, qui ne sacrifie pas le social à l'économique, l'environnement au rendement, et le long terme au court terme.
Première thèse : refuser le fatalisme économique
Tout éclatement d'une bulle de crédits crée une dépréciation des patrimoines, une perte de confiance des actionnaires et investisseurs, et donc, de là, un chute de l'investissement et de la croissance. Il faut nous préparer à une récession sérieuse. Mais quelle sera son ampleur et sa durée ? Ni l'une ni l'autre ne sont déjà écrites, et il est de notre responsabilité d'utiliser tous les instruments économiques disponibles pour la circonscrire le plus rapidement possible.
Considérons les trois piliers de la croissance économique de ces dernières années :
· En ce qui concerne l'innovation technologique, on peut penser que les éléments du prochain bon en avant existent, mais ne sont pas encore déployés comme instruments de croissance.
· Les marchés de masse demeurent : Europe (et son marché unique), Russie, États-Unis, Japon, malgré les incertitudes actuelles liées à la crise, et les trois géants en plein rattrapage que sont l'Inde, la Chine et le Brésil.
· Le doute réside en revanche dans la capacité de financement. Il y a un risque non négligeable que la crise financière, en accélérant la fin du cycle de croissance actuel, nous plonge dans une « onde longue » récessive, qui se heurterait de surcroît au choc énergétique à venir avec l'épuisement des énergies fossiles. Tout l'enjeu est donc de réunir au contraire les éléments d'une nouvelle onde longue vertueuse, qui démarre au plus vite et puisse sauter par-dessus cette crise énergétique imminente. C'est ce que permettra la définition d'un nouvel ordre productif.
Deuxième thèse : revenir à une politique salariale
A la différence de celui des Trente Glorieuses, le cycle de croissance actuel est adossé à une détérioration du rapport entre capital et travail. Les vingt dernières années ont été des années de croissance perverse, car portant avec elles une augmentation des inégalités, une individualisation des rapports sociaux et une généralisation de l'insécurité. Autant de points qui les opposent aux années de croissance des Trente Glorieuses ; on pourrait presque parler de «Vingt Perverses ».
On ne rebâtira pas des politiques de solidarité et de redistribution efficaces sans restaurer le primat du salaire. Le salaire, dans le cadre d'un nouveau modèle de croissance, doit redevenir le principal déterminant du revenu, ce qui permettra de mettre un terme aux systèmes de rémunération parallèles (tels que les stock-options) ou compensatoires (PPE, RSA ...), qui contribuent à en bloquer l'augmentation (c'est un tournant qu'il va nous falloir assumer, surtout dans le moment actuel). La politique salariale doit être au coeur du contrat social, pour imposer un partage régulier des gains de productivité, redonner du sens au lien entre salaire et qualification, entre salaire et productivité. A la société du patrimoine (et de son pendant l'assistanat) défendue par la droite, nous devons opposer la société du travail bien rémunéré. Ce qui passe par une lutte contre la précarité (temps partiel et travail discontinu), qui nourrit la pauvreté laborieuse. C'est ainsi que nous pourrons restaurer la dignité du salariat, et autour de lui un sentiment de collectif et d'identité de situation dans les classes populaires et moyennes.
Il faut refonder le contrat fiscal entre les citoyens et l'État. Lui donner clairement comme principe la juste répartition des efforts, et comme objectif prioritaire la collecte des ressources nécessaires au financement des mesures de cohésion sociale, et à l'investissement dans les dépenses d'avenir. C'est ainsi que nous lui redonnerons du sens aux yeux de nos concitoyens, et que nous en ferons un instrument de croissance (notamment en allouant des exonérations fiscales aux secteurs industriels sélectionnés par l'Etat, et aux entreprises pratiquant une politique salariale vertueuse).
Troisième thèse : mobiliser sans perdre de temps les acquis du cycle de croissance finissant pour poser les fondements d'un prochain cycle soutenable et vertueux
On ne se passera pas d'un nouveau modèle d'allocation de la finance dans le système économique – il faut, autrement dit, réinventer une banque qui fasse vraiment son métier. Il n'y a pas de croissance sans investissement. La juste opposition n'est donc pas entre économie réelle et économie financière – c'est l'équilibre entre les deux qui doit être repensé. Il faut y remettre bon ordre, en posant des règles faisant que ce soient ceux qui ont créé le risque qui l'assument, et en pénalisant fiscalement plus fortement ceux qui jouent le court terme contre le long terme.
Nous devons inventer un nouveau modèle d'Etat-entrepreneur, voué non pas à gérer les contraintes, mais à créer de nouvelles opportunités, à user de nouveaux partenariats entre public et privé, à défendre l'intérêt général. Il devra travailler à l'émergence de nouveaux secteurs industriels, adossés à la révolution écotechnologique en cours. En investissant immédiatement dans les éco-industries, dans les nouvelles énergies, dans les technologies cognitives. Une part du PIB pourrait être constitutionnellement allouée à la recherche et à l'innovation. Et en construisant des nouveaux outils : une banque publique d'investissement, une politique européenne de grands travaux (notamment d'infrastructures de transports collectifs) et de grands projets de recherche. Tout en sortant résolument les biens et les services d'intérêt général de la logique de privatisation.
Je n'entamerai pas ici un « couplet » sur l'écologie, mais nous savons tous que l'acte fondateur de ce nouvel Etat-entrepreneur doit être la mise en place des conditions d'une éco-croissance.
Quatrième thèse : renouer avec le combat idéologique radical
Le discrédit qui va frapper de façon au moins temporaire la doxa néo-conservatrice, néo-libérale libère un espace intellectuel considérable dans le débat public. La place est libre, et il y a un risque non négligeable qu'elle soit occupée par les dérives populistes les plus pernicieuses si nous ne nous avançons pas résolument dans le débat ; non pas avec des commentaires, des condamnations morales, voire des catalogues de mesures techniques, mais avec une analyse générale et des concepts donnant du sens au chaos actuel, des perspectives de solution pouvant mener à des actions concrètes. La gravité de la situation, qui voit chaque jour un nombre croissant de nos concitoyens sombrer dans le désespoir et perdre confiance envers nos démocraties, exige que nous soyons d'une intransigeance radicale avec toutes les injustices. Le débat ne portera pas sur nos compétences de gestionnaires mais sur notre aptitude à concevoir et à défendre une nouvelle économie sociale et écologique de marché.
Dotation de solidarité urbaine
"La réforme de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) va engendrer une perte sèche de 59 millions d'euros pour les 80 communes concernées en Ile-de-France, ce qui représente 2,3 millions d'habitants touchés", a affirmé le porte-parole du PS, dans un communiqué."C'est donc un mensonge que de dire que cette réforme n'aura pas de conséquence sur le plan de la solidarité territoriale. Sous couvert de redistribution, le gouvernement continue petit à petit le travail de sape de l'ensemble des dispositifs de solidarité", accuse-t-il.La question, selon lui, est de savoir si la secrétaire d'Etat à la Ville, Fadela Amara, "est d'accord avec cette décision, alors même qu'elle va à l'encontre des annonces faites dans le cadre du Plan Espoir Banlieue".Dans une interview mardi au Parisien, Mme Alliot-Marie, a affirmé que la banlieue ne sera pas pénalisée par la réforme et que l'enveloppe globale de la DSU sera en augmentation à 1,16 milliard d'euros en 2009, contre 1,09 cette année.
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
C'est donc un mensonge que de dire que cette réforme n'aura pas de conséquence sur le plan de la solidarité territoriale. Sous couvert de redistribution, le gouvernement continue petit à petit le travail de sape de l'ensemble des dispositifs de solidarité.
La question se pose désormais de savoir si Madame la Secrétaire d'Etat à la politique de la ville est d'accord avec cette décision, alors même qu'elle va à l'encontre des annonces faites dans le cadre du Plan Espoir Banlieue.
dimanche 5 octobre 2008
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
Communiqué de Julien DRAY, porte-parole du Parti socialiste
Communiqué de Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste
jeudi 2 octobre 2008
Communiqué de Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste
rise financière: Julien Dray (PS) demande un "débat public"
"Le cataclysme financier qui frappe l'économie mondiale ne peut être réglé, au niveau français, par des réunions en petit cénacle à l'Elysée, et par des mesures d'exception décidées au coup par coup", a estimé le député de l'Essonne dans un communiqué.
Pour lui, "l'ampleur de cette crise, qui remet en cause les fondements même du système économique des trente dernières années, fait qu'elle concerne tous les Français, et donc la représentation nationale".
Le PS demande donc "l'organisation rapide sur cette question d'un débat public, qui ne peut pas se limiter à une communication devant le Parlement". Dans l'entourage du député, on a souligné que la formule classique d'un débat parlementaire était trop courte et que cette grave question nécessiterait un débat d'une autre ampleur dont la forme reste à définir.
Nicolas Sarkozy a réuni mardi à l'Elysée les principaux banquiers et assureurs français, s'engageant à des mesures pour le "financement" de l'économie, alors que la tempête financière a contraint pour la première fois Paris à intervenir, en volant au secours du franco-belge Dexia.